Errances #05

Publié le 2026-06-10 par DarkChyper

Qu'elles soient virtuelles, sportives ou perdues dans d'autres mondes, voici le récap de ce que j’ai parcouru, vu et lu cette semaine.

Photo de l'article : Baie de Kolympia, côté hôtels, depuis la chapelle d'"Agios Nikolaos" le samedi 6 juin 2026.


Tracés

Matériel : Fitbit Charge 6

Logiciel : Fichier TCX et script PHP maison


2026-06-06

Tracé du 6 juin 2026. 5,55 km, 1 h 01 min, 36 m de dénivelé positif, 136 bpm en moyenne et une vitesse moyenne de 5,4 km/h, temps au 5 km : 53 min 38 s.


Je dois me rendre à l'évidence, je deviens un mordu de la marche. Même pendant les vacances, une semaine placée sous le signe du farniente, du total lâcher-prise, j'ai eu envie de me faire une session de marche active. Un vrai régal dans ce paysage si éloigné du quotidien.


2026-06-09

Tracé du 9 juin 2026. 4,69 km, 53 min, 56 m de dénivelé positif, 126 bpm en moyenne et une vitesse moyenne de 5,2 km/h, temps au 5 km :  -


Difficile de se motiver à bouger avec ce temps froid et instable... et toujours plein de choses à faire en tête. Et une bonne drache pour terminer la session, brrrr...


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Réflexion sur l'IA et le dev par "papydev_lk"

Je partage assez le point de vue de la personne dans cette vidéo, l'arrivée de l'IA dans le dev est comparable à l'industrialisation du textile.

Comme la vidéo est cachée derrière un compte sur un site "fermé", j'ai réussi à transcrire l'audio. Voici le contenu en spoiler.

▽ SPOILERSPOILER

L'IA va remplacer les développeurs. C'est probablement la phrase la plus répétée depuis deux ans sur les réseaux et sur LinkedIn. Et franchement, je pense qu'on pense à l'envers. L'arrivée de l'IA dans le dev me fait surtout penser à la révolution industrielle dans le textile. Avant, on avait les machines. Chaque pièce était presque artisanale, longue à produire, faite par des gens maîtrisant leur métier de bout en bout. Puis les machines sont arrivées et depuis d'un coup, plus de volume, plus de vitesse, plus de production. Mais aussi, il y a énormément plus de gâchis, de défauts, de surproduction, de médiocrité. Dans l'IA, enfin l'IA dans le dev, c'est exactement ça. Aujourd'hui, n'importe qui peut générer une app, une landing page, un SaaS, une API, un chatbot, en quelques prompts. Et franchement, c'est impressionnant. Le problème, c'est que produire du code, ça n'a jamais été le vrai sujet. Le vrai sujet est : est-ce que ce que l'on produit tient dans le temps ? Parce que le code qui fonctionne, c'est facile. Du code maintenable, scalable, lisible, sécurisé, monitoré, testé, ça, c'est un autre métier. L'industrie du textile n'a pas supprimé les artisans. Elle a noyé le marché sous les produits jetables. Et au milieu du bruit, les vrais savoir-faire ont pris encore plus de valeur. Je pense qu'on va vivre exactement la même chose. On va voir apparaître des tonnes de produits, vite faits, vite lancés, vite oubliés. Des MVP codés en une nuit, des absences d'architecture, des boîtes qui explosent en vol à la première montée en charge. Et pendant ce temps-là, les devs capables de penser système, produit, dette technique, expérience utilisateur, résilience, vont devenir encore plus précieux. Parce qu'à grande échelle, le problème n'est pas de produire du code. Le problème, c'est de produire quelque chose qui survit. L'IA, c'est une machine de rendement, pas une machine de responsabilité. Et ça, beaucoup vont le découvrir un peu tard. Tu penses qu'on va vers une industrialisation du dev ou vers une vraie montée en qualité grâce à l'IA ?

IRL

Hunger Games : Lever de soleil sur la moisson

De Suzanne Collins aux éditions PKJ. 2025

ISBN: 978-2266350747

ISBN ebook: 978-2266350754 (celui que j'ai lu)


Hunger Games : La ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

De Suzanne Collins aux édition PKJ.

ISBN: 978-2266305754

ISBN ebook 978-2823875898 (celui que j'ai lu)

Cette saga est estampillée "jeunesse" et pourtant je pense sincèrement que tout le monde devrait lire ces livres. Sous une écriture légère et accessible, l'autrice nous plonge dans un univers sombre, post-guerre, dans un futur proche et plausible. Les "histoires d'adolescents" ne sont qu'un prétexte pour nous exposer comment la manipulation politique à travers les médias et le divertissement peut entraîner la population privilégiée, et même les plus pauvres, à déshumaniser la population "de seconde zone", et à accepter de commettre des actes horribles sous prétexte de "paix", de "stabilité" du fonctionnement social, de "sécurité", et de l'assurance de ne plus connaître la guerre.

Ces deux livres sont, à mon sens, à lire après la trilogie principale afin d'éviter les spoilers :)


C'est également suite à ces lectures sur liseuse que j'ai compris pourquoi je tenais tant à avoir les versions papier des livres : l'héritage.

Ces dernieres fois où... j'ai lu un livre papier ?

Que ce soit à mon fils ou à d'autres personnes, il est très facile de prêter un livre papier à quelqu'un. Le fait de l'avoir dans une bibliothèque personnelle donne ce sentiment de le posséder vraiment, sans dépendre d'une technologie pour le lire.

Que l'on ne s'y méprenne pas, j'ai adoré lire sur la liseuse, ça a même été plutôt marrant de chercher les fichiers en "gratuit" comme à la bonne époque du P2P pour les MP3 (tout en ayant acheté la version papier). Mais dans 10 ans, est-ce que j'aurai encore une liseuse ? Aurai-je encore ces fichiers informatiques contenant les livres ? Aucune idée. Par contre, a priori, j'aurai toujours les livres papier.


Dans ma tête

Cette semaine de vacances en couple était vraiment la bienvenue après ces quelques mois très intenses. J'étais vraiment exténué et la semaine de canicule juste avant le départ m'avait achevé. Une fatigue assez peu physique, merci à toutes ces sorties sur le terril près de chez moi et au télétravail à la carte. Non, une vraie fatigue mentale. Trop de choses à faire, à penser. Trop de sursollicitations pour le bureau, les clients, le gamin, les réseaux sociaux...

Sans préméditation, sauf pour le Slack du bureau pour lequel j'avais coupé les notifications, la première chose que j'ai faite en arrivant sur l'île de Rhodes a été de garder mon smartphone en total silencieux. Pas de bip, pas de vibreur, rien, nada, walou. Un smartphone que je gardais dans un sac plutôt que dans la poche. Que je consultais à l'envi et non plus à la sollicitation extérieure. Je ne l'ai remis en vibreur que le temps de ma marche en solitaire, juste "au cas où", et donc finalement pour rien.

J'ai passé une semaine vraiment reposante. Une semaine pendant laquelle j'ai enfin eu du temps pour moi, pour souffler, pour lire.

J'aurais bien aimé profiter de ce temps de repos pour écrire également. Préparer cet article par exemple, car j'avais vraiment beaucoup d'idées, je les ai développées pendant le voyage retour, mais très peu de choses me reviennent lorsque je peux enfin prendre le temps de les taper sur mon clavier, zut.

Bon, il faut dire que partir en "tout inclus", même si on n'y va pas pour abuser de la boisson, est le meilleur moyen de sortir de son quotidien. Aucune corvée à faire, pas de lessive, de listes de plats, de courses... rien que de la détente, de la lecture, de la baignade et du repos.

Fort de cette expérience, j'ai profité du vol retour pour gérer plus finement les notifications sur mon smartphone. J'essaie de mettre en place une nouvelle stratégie. J'hésite à faire un article comme socle fondateur de cette stratégie ou à la mettre en place et à en faire un article "retour d'expérience". À voir.