Ces dernières fois où

Publié le 2026-05-12 par DarkChyper

Article totalement repris du blog de Genma, je trouve le concept vraiment intéressant, peut-être que ça sera le nouveau « Trend blog » de la blogosphère francophone.

Réflexion - Ces dernière fois où - Blog de Genma


Face à la numérisation de nos vies, que reste-t-il des choses ou actions que l'on faisait avant, dans le monde tangible ?

Ces dernières fois où...

Où j'ai payé en espèces / liquide ?

Je suis clairement un accro aux moyens de paiement modernes, donc numériques/dématérialisés. Carte bancaire, paiement sans contact, via la montre, le smartphone, les achats en ligne...

Mon portefeuille de base ne possède plus de poche pour la monnaie, juste de quoi mettre des cartes et des billets. J'ai encore un petit porte-monnaie à part, sous forme d'une poche avec une fermeture par « ressort ». On appuie sur les côtés pour ouvrir, et le fait de relâcher la pression sur ces bords referme ladite poche.

Je crois que je n'utilise de monnaie que pour des achats/ventes entre particuliers et pour la boulangerie. Ça arrive rarement mais plus d'une fois par an encore.


Où j’ai rempli un document administratif en papier ?

Avoir un enfant et l'inscrire à des activités extrascolaires ou périscolaires est un des derniers moyens, je pense, pour remplir des formalités administratives à la main, sur papier. Donc pour le moment cela m'arrive encore régulièrement, plus d'une fois par an en tout cas.


Où j’ai lu un livre papier ?

Est-ce que cette question ne devrait pas être « lu un livre », tout simplement. Lire sur une liseuse reste de la lecture, surtout si c'est un roman ; je mets ici le « roman » au sens large et en opposition aux BD/mangas/comics. Non pas que je n'apprécie pas ces formats dessinés, bien au contraire.

Je pense aux romans, donc, en comparaison aux textes plus ou moins courts que la plupart des blogueurs lisent, à savoir les articles de blogs des autres blogueurs.

J'achète encore régulièrement des livres papier. Même si je n'arrive pas à prendre du temps, en ce moment, pour les lire, le fait de les avoir en vrai papier d'arbre me rassure sur le fait que je pourrai les lire un jour.

Le syndrome de la pile à lire


J'avais dévoré les « Hunger Games » après la sortie du premier film. Pareil pour « Divergente », même si j'ai été très déçu par la conclusion. Là j'ai le prequel de Hunger Games qui m'attend, comme la trilogie et certaines biographies également.

Bref, ce n'est pas de l'histoire ancienne pour moi.


Où j’ai utilisé ou gravé un CD ou DVD ?

DVD et Blu-ray, j'en ai vraiment une utilisation marginale. Si je compte les supports physiques des jeux vidéo, là par contre leur usage est bien plus régulier.

Pour le CD audio, j'ai remis en état ma vieille chaîne Hi-Fi Sony avec lecteur/enregistreur MiniDisc + CD et j'écoute très régulièrement de la musique sur support physique. Il faut dire que j'ai la chance de beaucoup travailler de la maison, donc j'ai régulièrement l'occasion de le faire.

Je pense qu'à terme je ferai également la même chose avec les vinyles. J'ajouterai simplement un récepteur Bluetooth de bonne qualité pour propulser cette chaîne dans le 21e siècle.

Hum... en y réfléchissant, comme je vais bientôt avoir un NAS moderne, je vais ripper tous les DVD que j'ai pour les avoir directement accessibles en réseau. Si vous avez des logiciels efficaces pour faire cela, je suis preneur (macOS/Ubuntu).


Où j’ai utilisé une clef USB ?

Je n'utilise plus jamais de clef USB pour un usage personnel. Mes échanges de fichiers se fait souvent par réseau (scp), ou via un drive, Shadow Drive majoritaireemnt.

Au boulot par contre c'est régulier. Pour flasher un OS custom sur des système embarqués. Ce qui est intéressant au delà de cette question, c'est de savoir que j'ai toujours ma première clef USB de 256 Mo acheté 70 euros en 2003, alors que les clefs USB "moderne" tombent en rade assez rapidement, au moindre débranchement sauvage.

En même temps, j'ai déjà eu à en démonter une, pour me rendre compte qu'il s'agissait d'un montage pas très propre autour d'une carte micro SD soudée sur un PCB....


Où j’ai fait un scan ?

Aujourd'hui, pratiquement tous les smartphones permettent de scanner un document depuis l'appareil photo. A moins que ce système soit couplé à un bon logiciel d'intégration, je préfère utiliser un scanner. Avec le logiciel NAPS2, ou celui de macOS, je bypass les pilotes pourris de chez HP, le scan est super rapide et de qualité. Je peux assembler plusieurs documents, créer un PDF.

C'est utile pour les notes de frais, avoir une copie numérique de sa CNI...


Où j’ai fait une impression ?

J'ai eu des imprimantes à la maison depuis assez jeune je pense. La première était une imprimante à aiguilles qui faisait un boucan pas possible pour une efficacité très limitée. Puis au fur et à mesure des pannes, j'ai eu des imprimantes à jet d'encre avec plus ou moins de fonctionnalités supplémentaires (gestion des photos, scanner, connexion au réseau local...).

Mais je n'ai jamais été un grand consommateur d'impression papier. Un peu pour l'administratif ou pour comparer tranquillement des devis hors ligne et hors écran. J'ai déjà eu à imprimer sur des faire-part et bon sang quelle horreur. Il y a toujours des soucis d'alignement, de rotation du papier, de bourrage...

J'ai toujours une imprimante à la maison et elle ne me sert que rarement, contrairement au scanner.


Où j'ai regardé la télévision live

Ah ça je sais, aux derniers J.O. d'été, en France. Et encore, uniquement parce qu'on avait des invités à la maison et qu'ils voulaient suivre certaines épreuves. En live oui mais pas par l'antenne râteau, uniquement via Internet. La dernière fois où j'ai regardé la télévision « à l'ancienne » ? Sûrement autour des années 2010, avant l'avènement du tout streaming.

D'un côté, les émissions de plus en plus débiles et les encarts pub de plus en plus longs (et débiles) ne me manquent pas. Il y a toujours eu des pubs débiles. Si vous êtes né avant 1990, vous vous rappelez peut-être des « Cachou Lajaunie », ou des Juvamines avec la pub qui se jouait deux ou trois fois d'affilée, genre en mode gros matraquage publicitaire.

Cachou Lajaunie

Juvamines


Mais il y a également toujours eu de jolies publicités, qui racontent une histoire plus que de vendre leur produit. Un peu comme la publicité « le violon » (ou « la rue de la vie » selon les sources) du groupe CNP, celle avec la musique de Dmitri Chostakovitch « Suite Jazz n°2, Valse n°2 » et réalisée par Lars von Trier. C'est un peu un cas d'école (en tout cas on en a parlé en fac d'audiovisuel) car la publicité est tellement bien que personne ne se souvient ni de la marque ni du produit.

Publicité CNP « le violon »


Je ne suis pas foncièrement contre la publicité, sauf quand elle ressemble à du matraquage, ou qu'elle « sponsorise » le programme qui suit. C'est inintéressant. Dernièrement, il y a les publicités du groupe Intermarché qui sont de vrais petits bijoux. Mais ce ne sont plus des pubs, mais des courts-métrages, et c'est ça qui change tout, je trouve.

Intermarché - J'ai tant rêvé

Intermarché - je t'aime trop

Intermarché : L'amour, l'amour


Mais bon, je m'écarte du sujet. Pour en revenir à la télévision live, la seule chose que je trouvais bien à l'époque, c'est que l'on avait des « rendez-vous social». En famille, devant ce petit écran. Mais également avec les copains, à l'école, le lendemain. Je n'ai jamais été branché foot ou autres retransmissions sportives (même si j'aurais adoré avoir les X Games, la NBA...), j'étais plus branché séries. Et en France on a eu sur M6 la « Trilogie du samedi ». Que l'on aime ou non ce format, cela restait des moments de connexion avec les autres, dans un sens. « Tu as vu le dernier épisode de X-Files samedi soir ? »

Ça serait bien que les plateformes de streaming reprennent de temps en temps ce mécanisme de « rendez-vous ». Pour la sortie d'une nouvelle série, d'un épisode spécial...

La seule fois où j'ai retrouvé cela, c'était pour la première diffusion du live du groupe EZ3kiel, « Lux », en « direct » sur YouTube. Enfin, cette diffusion était disponible à une date et un horaire précis, puis disponible comme toutes les autres vidéos sur ce site.

EZ3kiel « LUX Live » Anniversary Stream HD


C'est une approche que je trouve intéressante, un peu le « meilleur » des deux mondes.


Où j’ai passé une journée « réellement déconnectée »

Je crois que ce n'est plus jamais arrivé depuis... mon premier téléphone portable... en septembre 2001. Alors je n'étais pas « ultra connecté » d'un coup avec mon 3310. Envoyer des messages, appeler avait un coût, je me tenais à carreau pour ne pas me faire confisquer le précieux et garder à portée de pouce le jeu Snake.

Mais petit à petit, avec les premières copines, les copains, j'ai commencé à ne plus éteindre mon téléphone, le gardant en silencieux la nuit à côté de moi. Cela n'avait aucun sens car on dormait tous la nuit, et si on avait une « urgence », on commençait par en parler à nos parents.

Pendant longtemps j'ai conservé plusieurs offres « étudiants » de chez Orange, avec un grand nombre de SMS/MMS par mois et des heures d'appels qui se cumulaient de mois en mois. Mais il s'agissait de forfaits sans data, donc peu connectés, et quand je me suis mis à avoir un smartphone sous Android, je suis passé du côté obscur.

Je crains un peu le moment où notre fils commencera à nous réclamer « son » téléphone, avec « son » forfait. Et encore plus le moment où l'on craquera et qu'il obtiendra ce fameux sésame vers l'infini de l'Internet. Pour le moment, il n'a accès qu'à une tablette, avec verrou parental, et une connexion qui se coupe la nuit. On reste également encore un peu maîtres de l'utilisation « libre » qu'on lui laisse : s'il abuse ou si ça l'énerve, on reprend la tablette, ou on range la console. Et on a un peu de chance, même s'il adore regarder des contenus ou jouer à des tas de jeux, seul ou avec nous sur la console, il aime encore plus être dehors, faire du vélo, de la trottinette, faire du sport.

Pour le moment, le seul point sur lequel on reste encore un peu fermes, c'est sur le fait de ne pas lui laisser nos smartphones.

Je sais que cela viendra un jour, sûrement à cause de l'influence des copains, de l'école qui pousse à utiliser des messageries comme WhatsApp (mais pourquoi ? :/ ), ou juste parce qu'il ne dépendra plus de nos horaires pour se déplacer autour de la maison.

Dans un sens, ceux qui sont nés comme moi dans les années 80, et avant, ont eu de la chance. L'Internet « moderne » s'est construit avec eux. Le temps de connexion n'était pas illimité et l'accès n'était pas dans nos poches. Les appareils que l'on avait étaient « simples » et plutôt solides, je pense surtout aux téléphones.


Bref, je ne suis pas certain d'avoir une conclusion à cette question, ni à cet article d'ailleurs. Je l'imaginais plutôt court et donc rapide à publier, mais finalement...