Bilan 2025, roadmap 2026 ?
Publié le 2026-01-01 par DarkChyper
Ça y est, 2025 est derrière nous. Une année assez étonnante, qui ne s’est pas du tout déroulée comme prévu. Enfin... s’il y avait vraiment un « prévu » dans toute cette histoire.
Niveau personnel, ca va. Tout le monde va à peu près bien, ou est sous traitement si ce n'est pas la grande forme, mais disons que c'est à peu près stable. Je n'ai pas à me plaindre. J’ai même enfin passé le pas d’une petite intervention chirurgicale qui a réglé un souci que je traînais depuis... j’ai envie de dire toujours, vu que ça date de mes 16 ans. Seulement 23 ans plus tard, j’ai pu mettre tout ça plus ou moins derrière moi. Je ne rentrerai pas dans les détails, mais ça m’a fait sourire que le groupe Ultra Vomit sorte un titre plus ou moins dans le thème : Miction impossible. (Bon, ce n’est clairement pas leur meilleure chanson.)
Ultra Vomit - MICTION: IMPOSSIBLE (SONDE DE B!TE)
Niveau pro, ça a été beaucoup plus les montagnes russes. Heureusement, ça se termine bien. Mais ça n’a pas été simple d’en arriver là.
Je n’ai pas envie de mettre des mots trop forts par écrit ici. J’aurais trop l’impression de me plaindre, alors que je n’ai pas vraiment de quoi. Disons simplement que, suite au changement de climat entre collègues au bureau (encore), et face à des décisions qui allaient systématiquement à l’encontre de mes principes, de mes convictions professionnelles (encore), de mon fonctionnement interne, je me suis retrouvé avec une seule idée en tête : faire n'importe quoi... plutôt que d'être devant cet ordinateur. Tout devenait plus plaisant que le boulot que je devais faire. Et pourtant, j’adore être développeur : on parle vraiment d’un métier passion.
Le ménage, la lessive, la cuisine, la vaisselle, le rangement, faire du tri, faire les courses, se promener sans but, dehors, loin et longtemps. Tout, sauf "ça".
Comme je l’évoquais lors du bilan d’un an en télétravail total, ce n’est pas forcément une bonne idée d’avoir son bureau sur le palier, juste à côté de la chambre. Tant que ça va, tout va bien. Mais quand tout part en vrille, ces soucis pro deviennent les premières et les dernières choses que l’on voit chaque jour. Et là, la coupure avec la vie perso ne se fait plus.
On peut dire ce que l’on veut sur le fonctionnement du système en France (ou plus largement en Europe), n’empêche qu’il m’a permis de prendre du temps.
Six mois.
Du temps pour retomber en pression, calmer mes pensées et mes nuits.
Puis du temps pour réfléchir, écouter, lire, visionner et parler.
Le temps de prendre conscience que je devais être accompagné : pour mieux comprendre la situation, mieux me comprendre. Mieux comprendre aussi que les signes étaient là depuis longtemps, que rien n’est arrivé "comme ça", pour rien.
Comprendre pourquoi je suis un multi-passionné, capable d’aller à fond dans une (ou plusieurs) passions pour tout arrêter du jour au lendemain (ou au moins réduire la voilure), une fois un certain but atteint. Un arrêt parfois brusque, sans pour autant détester ce que j’avais fait ou appris, et sans abandonner l’idée d’y revenir plus tard.
Et de recommencer avec de nouvelles passions, de nouveaux terrains d’apprentissage, de nouvelles connaissances à découvrir et à assimiler, tout en profitant de mon background pour aller plus vite et plus loin. Mais sans jamais vraiment devenir un véritable expert. Maîtriser un sujet à multiples facettes, oui ; se focaliser sur une spécialité pointue, non.
Un fonctionnement très déroutant pour beaucoup, qui limite fortement le sentiment d’appartenance à un « groupe ». Un fonctionnement qui ne veut pas non plus dire que l’on n’a pas de passion sur le long terme, ce qui est encore plus déroutant.
Il y a une conférence TED qui a mis des mots sur tout cela. Celle de Emilie Wapnick : Why some of us don’t have one true calling.
Why some of us don't have one true calling
Je n’ai pas forcément l’impression de rentrer à 100 % dans cette définition, mais c’est ce qui s’en rapproche le plus. Disons simplement que je ne vois pas pourquoi je devrais me fixer des limites dans ce que je peux faire ou apprendre. Le but n’est pas toujours d’accomplir un objectif précis. Mais tout finit forcément par servir, à un moment ou à un autre. Et mon implication dans de nouvelles "passions" n'est pas forcément aussi poussé que ce qui est expliquée dans la vidéo. Et dans un sens, travailler dans l'informatique à toujours été plutôt évident pour mon entourage, même quand j'ai choisi une autre voie durant mes études. Une évidence ? pour le secteur, peut être, pour choisir un, unique, métier en particulier (réseau ? infra ? backend ? un langage particulier ?), non.
Ce que j'ai également compris, c'est que j'allais devoir aligner ce fonctionnement dans le monde professionnel.
Je parle du « système » comme d’une aide, mais je dois surtout cette remontée en selle rapide à mon épouse. C’est parce qu’elle a été un soutien indéfectible, une oreille attentive, et le moteur de cette reconstruction, que tout cela n'a finalement pris "que" six mois. Du fond du coeur, Merci.
Je ne sais pas si le job que j’ai trouvé aujourd’hui sera le job « parfait ». Encore une fois, si tant est qu’il doive exister un job parfait... mais je pense sincèrement qu’il correspond beaucoup mieux à mon mode de fonctionnement.
Il s’agit d’un projet qui mélange du code haut niveau (PHP, front-end) mais aussi du code plus bas niveau en Go, peut-être même un peu de C si besoin. Du fonctionnement bas niveau de Linux, de l’embarqué, du matériel, de gestion de protocole DMX, du réseau. Mais aussi un lien direct avec le monde physique : des lumières, des machines, quelque chose qui se rapproche un peu de ma bifurcation universitaire (et en partie professionnelle) vers l’audiovisuel. Comme quoi, tout est utile.
Un job de dingue, qui demande de ne pas avoir peur de toucher à plein de sujets, parfois très complexes à assembler, et qui a pour ambition de fonctionner partout dans le monde. Le tout pour apporter du fun et de la joie aux gens.
Un job "idéal" qui a aussi son lot de compromis. Un retour partiel sur site (bien que cela sois très très souple sur ce point), dépendre à nouveau du train pour les trajets, imposer des journées d’école plus longues à mon fils certins jours. Des compromis compensés par une ambiance bien plus agréable, tout en restant professionnellement et intellectuellement exigeante. Et la découverte de nouvelles personnes aux métiers très divers : des devs, du support, mais aussi des ingés son, des graphistes. Des personnes qui utilisent les bons outils pour réaliser le meilleur de ce qu'ils peuvent faire, pour créer et distribuer le projet le plus abouti possible. Un melting-pot qui me plaît beaucoup.
Je ne pensais pas que ce billet prendrai cette tournure. Je pensais parler des projets que je n’avais pas pu faire cette année, du temps passé sur YouTube (88 épisodes de Legend, par exemple) ou à écouter des podcast ; au moins 50 épisode de "tronche de tech" mais tous les épisode du rendez-vous tech de Patrick Beja également ; du poids que je n'ai pas perdu (et que j'ai même repris :/ ). Du fait que je n’ai finalement lu qu’un seul livre : Une sacrée envie de foutre le bordel, entretiens entre Jean-Louis Missika et Xavier Niel. Un titre qui collait plutôt bien à cette année. Mais j’ai aussi lu pas mal de blogs. Souvent avec des idées pas toujours complètement alignées aux miennes, mais qui donnent à réfléchir, à s’améliorer.
Une sacrée envie de foutre le bordel
Je pensais aussi parler des projets que je voulais réaliser, un peu comme une roadmap ; et pas vraiment comme de bonnes résolutions.
Finalement, je crois que je vais prendre les choses comme elles viennent cette année. Essayer de consolider ma place dans ma nouvelle entreprise. Monter en compétences sur tous les sujets du projet professionnel. Essayer d’arriver à des versions satisfaisantes de mes projets persos ; Tempo et ce blog surtout.
Lire ce que je peux, et surtout ce qui me fait envie. Écrire encore plus ici. Plus régulièrement encore.
Et, même si ce n’est pas le titre que j’ai le plus écouté cette année (non celui que j'ai le plus écouté est "The emptiness machine" de Linkin Park), c’est sans doute celui qui lui correspond le mieux : War du groupe Sum 41. Encore une fois, sans aucune prétention.
titre "War" du groupe "Sum 41"